1. Devenir femme ou homme.

C'est construire puis différencier tous les organes de l'appareil reproducteur qui rendent aptes à la procréation.


Fille ou garçon ?

Trop tôt pour le dire !

I. Un phénotype embryonnaire pour deux phénotypes différenciés.

1. Les phénotypes différenciés.

@ Dissection des appareils reproducteurs chez la souris

Le phénotype mâle.

@ Appareil reproducteur mâle.

Souris mâle

Le phénotype femelle.

@ Appareil reproducteur femelle.

Souris femelle

En synthèse :

Appareil mâle Appareil femelle
Gonades testicules ovaires
Voies génitales (spermiductes-oviductes) épididyme
canaux déférents
urètre
oviductes-trompes de Fallope
cornes utérine-utérus impair
vagin
Glandes annexes vésicules séminales
prostate
glandes de Cowper
glandes de Bartholin
Organes externes (dont d'accouplement) pénis vagin
vulve : grandes & petites lèvres, clitoris

2. Le phénotype embryonnaire indifférencié.

@ Expériences de Jost.

Appareil indifférencié, lapin 19è jour

3. Les phénotypes différenciés précoces.


Appareil femelle, lapin 28e jour

Appareil mâle, lapin 28e jour

Chez la femelle :

Chez le mâle :

II. L'établissement des phénotypes différenciés.

Des évènements en cascade : Ils débutent à la cinquième semaine de la vie embryonnaire.

1. Un déterminisme chromosomique et génétique.

1a. Le sexe chromosomique.

Comparaison des caryotypes femelle XX et mâle XY

1b. Le sexe génétique.

Données des anomalies chromosomiques sexuelles : Le fragment 1 du bras court du chromosome Y apparaît comme porteur du ou des gènes déterminant le phénotype sexuel mâle.


Anomalies chromosomiques sexuelles et phénotypes associés

Le bras court du chromosome Y : partie propre à ce chromosome, possède dans son fragment 1 un gène appelé SRY.


Chromosome Y

L'expression en cascade de gènes : Ce sont gènes architectes.


Cascade génétique

SRY, gène maître

Chez l'homme : SRY active ou inhibe l'expression d'autres gènes conduisant à la différenciation des testicules.

Chez la femme : l'absence de SRY conduit à la différenciation en ovaires des gonades embryonnaires.

2. Un déterminisme hormonal.

@ Déterminisme hormonal de la différenciation.
Expérience de greffes

greffe d'un testicule

greffe d'un cristal de testostérone
Sécrétion des hormones testiculaires

AMH fœtale

testostérone fœtale

La différenciation précoce des gonades en testicules : elle induit celle d'un tractus mâle

Présence comme absence d'ovaires : induisent la différenciation femelle.

En synthèse :

Si on ordonne les faits dans le temps , il apparait que c'est le sexe génétique qui détermine le sexe phénotypique suivant la cascade :

La différenciation du sexe phénotypique femelle est une différenciation par carence : celle du gène SRY puis des hormones mâles. Sans ces signaux, tractus et organes génitaux externes (clitoris, vulve) sont de phénotype femelle.

III. La puberté.

Reprise d'activité des glandes reproductrices : elle suit le repos hormonal des gonades installé à la naissance.

Relation entre l'âge, la vitesse de croissance et les taux d'hormones
Age en années Vitesse de croissance chez la fille en cm/an Vitesse de croissance chez le garçon en cm/an Taux moyen d'œstradiol plasmatique en pg/ml Taux moyen de testostérone plasmatique en ng/dl
avant 1 an 25 25 15 280
5 ans 7 7 8 traces
8 ans 6 6 10 traces
10 ans 5 5 15 traces
12 ans 8 4 30 10
13 ans 7 5 60 120
14 ans 3 9 75 220
15 ans 2 8 65 380
16 ans 0 5 65 480
18 ans 0 1 65 520

Evolution des concentrations des hormones sexuelles.

Caractères sexuels secondaires : s'installent du fait de la réponse de nombreux organes cibles aux hormones sexuelles, testostérone et oestrogènes + progestérone.

En synthèse :

Différenciation précoce du sexe phénotypique : établissement des caractères sexuels primaires par cascade génétique et hormonale.

Repos sexuel jusqu'à la puberté.

Acquisition de la capacité de procréer : établissement des caractères sexuels secondaires à la puberté.

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