2. Sexualité et procréation.

La capacité de procréer nécessite une production de gamètes matures ainsi que l'activité couplée de tous les organes de l'axe et d'autres réalisant les comportements associés.

On se demande comment est contrôlée la fonction procréatrice, c'est à dire la coordination de fonctionnement de tous les organes impliqués.

@ Les pages TP : histologie des testicules, ovaires et utérus.

I. Le fonctionnement du testicule et son contrôle.

Les testicules ont deux fonctions :

La fonction exocrine : production de spermatozoïdes. Elle est continue chez l'Homme et réalisée dans les tubes séminifères des testicules.

La fonction endocrine : production l'hormone mâle ou testostérone.

1. La spermatogenèse.

@ La spermatogenèse.

2. La fonction endocrine du testicule.


Mesure du taux plasmatique de testotérone chez le Bélier pendant 10 jours.


Mesure du taux plasmatique de testotérone chez le bélier pendant 24 heures.

La sécrétion de testostérone : est pulsatile, des pics sécrétoires brefs espacés d'environ 4 heures.

Elle est assimilée à une constante : Le taux plasmatique reste dans une amplitude modeste.

3. Le contrôle du fonctionnement des testicules.

3.1. Contrôle hypophysaire par les gonadotrophines.

@ Le contrôle de l'activité testiculaire, ac-Reims.

l'hypophyse : ou glande pituitaire, glande endocrine qui se trouve à la base du cerveau.

Reliée à l'hypothalamus : plancher du cerveau.


Protocole Résultat
Ablation de l'hypophyse entière (hypophysectomie) ou seulement de son lobe antérieur chez un Rat adulte
- Atrophie des testicules
- Arrêt complet de la production de testostérone et de spermatozoïdes
- Régression des caractères sexuels secondaires
Protocole Résultat
Rat adulte hypophysectomisé ; injection d'extraits hypophysaires correctement dosés.
- Reprise de la spermatogénèse et de la sécrétion de l'hormone mâle
- Rétablissement des caractères sexuels secondaires

Deux hormones hypophysaires dites gonadotropes :


Mesure du taux plasmatique de LH chez le bélier.

3.2. Contrôle hypothalamique de l'hypophyse.

Protocole Résultat
Destruction de certains noyaux gris d'une région de l'hypothalamus chez un Rat adulte
- Arrêt de la libération de FSH et de LH par l'hypophyse antérieure
- Atrophie des testicules
- Arrêt de la production de testostérone et des spermatozoïdes
- Régression des caractères sexuels secondaires


Modalité de la sécrétion efficace de GnRH.

Une sécrétion pulsatile : une neurosécrétion, la GnRH.

En synthèse

Un contrôle descendant : il est réalisé par le CHH

4. Le rétrocontrôle hormonal.


Dosages comparés des taux plasmatiques de GnRH, LH et testostérone.

Un contrôle en retour :exercé par la testostérone sur le CHH.

Un rétrocontrôle négatif : le pic de testostérone diminue la sécrétion de GnRH.

En synthèse

boucle de régulation hormonale.


Régulation de l'axe gonadotrope mâle

II. Le fonctionnement cyclique de l'appareil féminin et son contrôle.

1. Cycle utérin et cycle ovarien.

Le cycle utérin.

@ Le cycle utérin animé

Un cycle de 28 jours : il affecte la muqueuse utérine ou endomètre d'abord prolifératif puis sécrétoire.

Le premier jour des règles : le premier jour du cycle.

Le cycle ovarien.

Deux phases séparées par l'ovulation :


Les phases du cycle ovarien

La production du gamète femelle : Fonction exocrine inscrite dans la folliculogenèse, évolution du follicule qui est la structure incluant 1 ovocyte au cours du cycle ovarien

Phase folliculaire : 1 follicule tertiaire va évoluer jusqu'au stade mûr de De Graaf.

.

Ovulation : expulsion au 14ème jourd'un ovocyte.

Phase lutéinique : Les restes du follicule se transforment en corps jaune.

b. La fonction endocrine de l'ovaire.

Duex hormones ovariennes : Des œstrogènes (ou de l'œstradiol) et de la progestérone.

Des taux variables au cours du cycle : ils dépendent de l'évolution du follicule qui les produit.

En synthèse :

Les hormones ovariennes sont sécrétées de façon cyclique. Leurs cibles sont multiples :

2. Le contrôle du fonctionnement des ovaires

Contrôle hypophysaire: Les taux de LH et FSH varient fortement au cours du cycle. On note 2 pics superposés précédant l'ovulation.

Contrôle hypothalamique : stimulation pulsatile par la GnRH hypothalamique.

FSH: gouverne la maturation des follicules.

LH : le pic sécrétoire précède de 24H l'ovulation, déclenche cet évènement et entraîne, de ce fait, la transformation des restes folliculaires en corps jaune.

En synthèse :

Les fonctions ovariennes, endocrine et exocrine, sont contrôlées par le CHH.


Schéma bilan provisoire

3. Les rétrocontrôles hormonaux.

Un rétrocontrôle ovarien : exercé par les œstrogènes (et la progestérone)

Des effets opposés des doses circulantes :

En synthèse

Chez la femme, les taux circulants d'hormones ovariennes qui varient sont à l'origine de rétrocontrôles opposés sur le CHH. Tout est donc question de dose !


Schéma bilan

III. Sexualité et bases biologiques du plaisir.

1. Les bases biologiques de la sexualité animale.

Une saisonnalité de la fonction reproductrice : elle traduit un fonctionnement saisonnier des glandes reproductrices et donc des contrôles hormonaux de la fonction.

Des comportements sexuels stéréotypés : ils traduisent la présence chez chaque individu d'une espèce de circuits nerveux aboutissant à la réalisation du même comportement.

Un circuit de la récompense : des structures nerveuses du mésencéphale qui, stimulées, sont génératrices de la sensation de plaisir via l'ATV.

  • Le plaisir est la récompense des fonctions de survie de l'organisme : manger et boire, donc se nourrir.
  • Le plaisir est la récompense de la fonction de reproduction qui assure la survie de l'espèce.
En synthèse :

La majorité des Mammifères montre le partage d'une base biologique de la sexualité :

  • Un appareil reproducteur dont les productions hormonales gouvernent des comportements reproducteurs.
  • Un contrôle supérieur par l'hypothalamus.
  • Des relations avec d'autres structures nerveuses du cortex et dumésencéphale, qui déterminent la mise en fonction de l'appareil reproducteur et la récompense.
  • Une molécule, la dopamine, «neurotransmetteur du plaisir».

2. La sexualité complexe de l'Homme.

Des particularismes chez certains Primates : Les chimpanzés Bonobos sont connus pour l'importance que revêt la sexualité dans leur vie sociale.

Une sexualité complexe chez l'Homme : des facteurs cognitifs, affectifs et culturels…

IV. Maîtrise de la reproduction et procréation médicalement assistée.

1. Contraception.

a. La contraception hormonale féminine.

La maîtrise de la procréation passe par les méthodes contraceptives, littéralement celles qui empêchent la conception donc la fécondation.

Elle est fondée sur : une rétroaction négative sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.

Elle utilise des hormones de synthèse : œstrogènes et progestagènes.

Il y a arrêt du développement folliculaire donc absence d'ovulation.

Des actions complémentaires : sur le tractus génital (glaire cervicale rendue imperméable aux spermatozoïdes).

Ces

Modifications réversibles après l'’arrêt de la prise d’hormones.

b. La contraception hormonale d'urgence.

Des méthodes d’urgence peuvent être utilisées après un rapport sexuel sans contraception.

Contraception par progestatif seul : lévonorgestrel vendu sous la marque NorlevoR. En vente libre en pharmacie partout en France.

le refus de délivrance de Norlevo par un pharmacien est illégal.

Contraception par œstro-progestatifs : commercialisée aujourd’hui sous le nom de TétragynonR.

forte dose d’œstrogènes et/ou de progestagènes : engendre une perturbation hormonale qui empêche l'’ovulation ou la nidation.

Le DIU : autre méthode mécanique empêchant la nidation.

c. La contraception hormonale masculine.

Une condition : l'oligospermie, trop faible nombre de spermatozoïdes contenus dans un éjaculat.

Résultats d'une expérience (simplifiée, d'après INSERM) réalisée sur des volontaires : injection d'u stéroïde (analogue de la testostérone naturelle) pendant 4 mois.

Effets sur les sécrétions des gonadotrophines Nombre de spermatozoïdes dans un éjaculat

Des essais conduits qui semblent positifs : reste l'étape de l'AMM (pas à ce jour).

2. Contragestion.

Le terme recouvre les méthodes d'interruption précoce de grossesse.

L'IVG est légale : pendant les 12 premières semaines de gestation (14 semaines d'aménorrhée, depuis 2001) ou suite à un diagnostic ante-natal de pathologie grave (avortement thérapeutique).

Elle est mécanique : curetage de l'utérus et aspiration.

Elle est chimique : fait appel à la molécule appelée RU 48 (mifépristone). Avant 7 semaines d'aménorrhée.

Synthèse :

  • le RU 486 est une molécule antagoniste de la progestérone.
  • Il a une structure proche de celle de la progestérone mais n’induit pas la même réponse biologique.
  • Il entre en compétition avec elle sur les cellules cibles de la muqueuse utérine.
  • Cette muqueuse ne répond plus à l’action de la progestérone : la grossesse devient impossible.

IV. Procréation médicalement assistée.

Différentes techniques d'aide à la procréation sont utilisées en fonction des différents cas d'infertilité :

La stimulation ovarienne : Des hormones de synthèse permettent de stimuler l’'ovulation dans les cas d'absence ou de dysfonctionnement de cette fonction.

L’IA : en cas d'infertilité masculine (azoospermie ou oligospermie).

La FIVETE : en cas d'infertilité féminine. Elle est réalisée après une stimulation ovarienne.

L’ICSI : est utilisée dans des cas d'infertilité masculine, quand le sperme n'est pas fécondant. C'est une FIVETE à laquelle s'ajoute la microinjection.

En synthèse :
  • Des progrès majeurs des techniques permettant l'aide à la procréation.
  • Des questions éthiques posés par certaine pratiques médicales.

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