1-A-3. De la diversification des êtres vivants à l'évolution de la biodiversité.

I. Populations et évolution : processus évolutifs.

Les populations : ce sont des sous-groupes d'individus appartenant à la même espèce.

1. La sélection naturelle.

1.1. quelques définitions.

Le milieu : il est caractérisé par un ensemble de conditions propres variables dans le temps.

La valeur des allèles : c'est une valeur adaptative évaluée pour l'individu

Cette valeur adaptative est donc :

1.2. Pression du milieu et sélection naturelle.

L'exemple de la phalène du bouleau.

L'exemple de la Phalène du bouleau : il montre que la valeur des allèles dépend du milieu.


Phalènes sur un tronc dans le Dorset

L'évolution de la fréquence d'un allèle : elle dépend de sa valeur dans le milieu.

Modélisations de Kent Holsinger.
Le milieu exerce par ses facteurs une pression de sélection sur les allèles :
- C'est la sélection naturelle.
- La valeur d'un allèle est relative : Elle est vraie dans un milieu donné et un temps donné car le milieu varie dans le temps.

1.3. La dérive génétique.

Elle s'applique aux mutations neutres : elles ne sont ni favorables ni défavorables.

Pas d'emprise des facteurs du milieu : aucune pression de sélection du milieu ne s'exerce sur les allèles neutres.

La fréquence des mutations neutres :


Une illustration de dérive génétique.

Des hasards additionnés : ils sont liés aux hasards de la reproduction sexuée,

Un nombre restreint de combinaisons gamétiques : il détermine les générations successives.

Les innovations génétiques qui font évoluer les génomes sont soumises à des mécanismes naturels de sélection :
- Sélection naturelle par le milieu et hasards de la reproduction.
- Les mutations observées à un moment donné ne sont qu'une image résiduelle de ce qui a été conservé, et non pas la réalité de tout ce qui a été crée.

II. L'apparition de nouvelles espèces : la spéciation.

Des modifications des génomes : du fait des mécanismes évolutifs qui les affectent.

L'isolement géographique : un des facteurs qui introduit une évolution indépendante des génomes de sous-populations.

La population initiale Migration de sous-populations Evolution indépendante des sous-populations
L'isolement reproductif est corrélé à une évolution indépendante des sous-populations. L'accumulation des modifications des génomes par les divers processus évolutifs peut conduire à la disparition du critère d'interfécondité.

III. La notion d'espèce.

Le critère d'interfécondité : il reste valide mais…

Des hybrides féconds : notamment chez les végétaux ; plus rares sont les exemples animaux.

Alors ?

Une espèce n'est qu'un ensemble d'individus suffisamment isolés génétiquement (pour ne plus pouvoir se rencontrer et se reproduire ?)

Bilan schématique : mécanismes à l'origine de l'évolution de la biodiversité.

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