3-B-1 Le réflexe myotatique, un exemple de commande du muscle.

I. Le réflexe myotatique, réflexe postural.

Le maintien de la posture : nécessite l'ajustement permanent de la tonicité des muscles squelettiques pour assurer la position respective des segments osseux.

Les réflexes posturaux ou myotatiques : contraction des muscles en réponse à leur propre étirement. Ils assurent le maintien des postures.

Le réflexe rotulien.
Le réflexe achilléen.

Une réponse stéréotypée : répétitivité des données enregistrées sur les électromyogrammes, délai de réponse par exemple.


Electromyogrammes du réflexe achilléen.

1. Des muscles antagonistes.

Les muscles antagonistes.

Le mouvement d'un segment : il nécessite des muscles antagonistes du segment précédent.

2. Des récepteurs musculaires.

Les fuseaux neuro-musculaires : récepteurs sensibles à l'étirement ; ce sont des mécano-récepteur logés dans le ventre du muscle.

Un message nerveux sensitif centripète : il est initié par l'étirement du FNM qui stimule les fibres dendritiques.


le fuseau neuromusculaire (FNM).

3. Un circuit nerveux à centre médullaire.

Un délai bref significatif : celui séparant le stimulus de la contraction réponse du muscle stimulé.

la mœlle épinière : centre nerveux dorsal qui apparaît expérimentalement comme celui des réflexes.


Délai des réponses réflexe (1) et volontaires (2 & 3).

Electromyogrammes des réflexes rotuliens et achilléen.
Le réflexe myotatique : une réponse stéréotypée dont le bref délai situe la mœlle épinière comme centre nerveux.

II. Les supports anatomiques du réflexe.

1. Les supports d'un circuit nerveux.

Un organe récepteur et un organe effecteur : reliés par des nerfs via la mœlle épinière.

Deux voies nerveuses : elles sont articulées dans le centre nerveux

Voies excitatrice et inhibitrice : elles expliquent la réponse des 2 antagonistes.


Schéma simplifié du circuit réflexe.

Le circuit nerveux du réflexe myotatique innerve deux muscles antagonistes. Deux voies nerveuses motrices innervent ces deux muscles antagonistes depuis la mœlle épinière. La contraction de l'un et l'inhibition de l'autre permettent le mouvement réflexe qui rétablit la posture.

2. L'organisation du circuit réflexe.

2.1. Les expériences de Waller et Magendie.


Expériences de Waller

Expériences de Magendie

Des expériences de section et section-stimulation : réalisées sur les racines rachidiennes des nerfs, elles montrent.

2.2. Un circuit réflexe simple.


Conduction dans les racines rachidiennes

2.3. Une innervation réciproque.

Une double innervation nécessaire : excitation du muscle qui se contracte et inhibition de son antagoniste.


Innervation réciproque des antagonistes.

3. Les supports du réflexe myotatique.


Un neurone

Un centre nerveux : la mœlle épinière.

Organisation de la mœlle épinière (ac-rennes)

CT de mœlle épinière.

Des neurones :


Corps cellulaires de motoneurones, corne ventrale.

Détail du corps cellulaire.

Des nerfs : ensembles de fibres nerveuses myélinisées. Ce sont les fibres longues ou axones des neurones issues de la mœlle.


Dilacération (CL) de nerf.

CT de nerf.

III. Le message nerveux et sa transmission.

Le neurone : une cellule excitable possédant un potentiel transmembranaire ou potentiel de repos qui peut évoluer en potentiel d'action.


Potentiel de membrane et potentiel d'action.

1. Nature et codage du message nerveux.

Le potentiel d'action (PA) : signal unité du message nerveux.


Le potentiel d'action.

Le message nerveux dans la fibre : un train de PA.


Le message nerveux : codage en fréquence des PA.

Le message nerveux dans le nerf : fonction du nombre de fibres mobilisées, amplitude variable.


Le message dans le nerf : amplitude variable.
Le message nerveux est de nature électrique. Il est codé en fréquence des potentiels d'action et en amplitude dans le nerf.

2. Transmission synaptique du message nerveux.

La chimie des synapses.

La synapse : zone de transmission du MN entre deux cellules.

La synapse : des membranes pré et postsynaptiques séparées par un espace, la fente synaptique.

Un codage chimique : par le nombre de molécules de neurotransmetteur libérées.

Du fait de leur mode de fonctionnement chimique, les synapses sont le lieu où la transmission du MN peut être modifiée par de nombreuses substances antagonistes ou agonistes des neurotransmetteurs.

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